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Axes de recherche

Axe 2 : Cirulations transnationales et asymétries de pouvoir

Cet axe s’intéresse aux dynamiques de circulation des personnes, des idées et des dispositifs institutionnels dans un ordre mondial où l’État-Nation ne constitue qu’une échelle d’interactions sociales et politiques parmi d’autres. Nous cherchons à saisir les modalités complexes selon lesquelles ont lieu migrations, échanges et appropriations d’idées, de modèles ou de pratiques institutionnelles en traversant les frontières nationales. Mais contrairement à une sociologie idéaliste de la mondialisation établissant un lien causal entre augmentation de l’intensité des échanges et émergence progressive d’une citoyenneté mondiale et cosmopolite, l’accent sera mis sur la façon dont ces échanges sont traversés par des relations asymétriques et des inégalités de capacité d’action. Nous développerons notamment un intérêt renforcé pour le rôle des transferts et appropriations d’idées et des modèles institutionnels, prenant en compte les imbrications entre différentes échelles et les relations de pouvoir qui structurent des échanges allant dans des directions multiples (Nord-Nord/Nord Sud/Sud-Nord ou Sud-Sud).
L’analyse de l’interaction entre différentes échelles, locales, nationales et transnationales, nécessite de penser ces dernières sans privilégier l’une d’elles a priori et de sortir d’une vision qui les ordonne implicitement d’une manière hiérarchique allant du plus vaste au plus restreint. De la même façon, penser les circulations au-delà d’une compartimentalisation spatio-temporelle préétablie implique d’effectuer un retour réflexif sur les divisions des sciences sociales en traditions nationales ainsi que sur leur « nationalisme méthodologique », et de s’intéresser à des nouvelles modalités d’échange et de mise en réseau. Ayant une incidence directe sur le choix des unités de comparaison et les manières de comparer, cette « dé-nationalisation » méthodologique ouvre également la voie vers un engagement critique avec les courants qui se sont engagés dans ce sens, tels que l’histoire comparative et surtout connectée des empires coloniaux, l’anthropologie dynamique, l’histoire globale ou la sociologie de la mondialisation. Enfin, penser ensemble circulations transnationales et asymétries de pouvoir nous amènera à reprendre certaines questions clefs des Relations Internationales, telles que l’interrelation entre différentes formes de la puissance (notamment l’articulation entre le soft power et les autres paramètres de la puissance), la reconfiguration des acteurs pertinents dans les jeux institutionnels, l’incidence de l’appropriation régionale des normes et modèles internationaux ou l’insertion de l’ordre international dans une économie politique mondiale.

En prenant en compte les projets de recherche individuels et collectifs, se dégagent plus particulièrement trois lignes de travail :

  1. Un premier groupe de travaux s’intéresse à la problématique des migrations en se penchant sur les modalités de catégorisation, discrimination et d’insertion des non-nationaux et sur les mobilisations en faveur de l’accès aux droits. Seront également ici regroupés des travaux portant sur la représentation de soi dans différents contextes postcoloniaux.
  2. Une ligne de recherche est consacrée à la problématique de l’universalisation des droits sous forme d’une « justice globale ».
  3. Une troisième ligne de recherche porte sur un ensemble de circulations, de transferts et d’échanges matériels et immatériels. Elle regroupe des travaux divers concernant les circulations de modèles institutionnels et politiques, les transferts de dispositifs de mobilisation et d’intervention politiques, et les échanges croisés d’intellectuels et d’idées (théoriques et politiques) entre différents espaces géographiques. L’enjeu est ici de s’interroger sur les dimensions culturelles, idéologiques, scientifique et technique des processus de mondialisation. Un intérêt particulier est porté sur les modes de construction de « géocultures » hégémonique ou contre-hégémonique et sur leurs ressorts.


8 mai 2015

Axe 1 : “Représenter”

Dans le cadre de cet axe de recherche, Le LabToP entend se pencher à la fois sur les aspects cognitifs des mécanismes de représentations et sur les dimensions proprement politiques attachées aux processus de délégation des activités de gouvernement des individus. Cet axe se situe donc à l’intersection (...)  Lire la suite

Axe 3 : Genre et Biopouvoir

Cet axe peut se décliner suivant 4 sous-thèmes : Sexe, genre et bio-pouvoir : Dans la continuité des travaux menés au sein du Labtop depuis sa création, une série de recherche seront développées sur les rapports de pouvoir sexués et genrés, ainsi que sur les luttes, voire les violences, qui découlent (...)  Lire la suite

Questions transversales

Trois grandes questions transversales parcourent ces axes de recherche et rassemblent les chercheurs qui s’y rattachent dans des événements ou séminaires communs : La première question porte sur la violence politique et les mobilisations : Sur la plupart des terrains d’enquête explorés dans le cadre des 3 axes du LabToP – qu’ils concernent les entreprises de représentation du/en politique, les dynamiques de mouvement transnational (de groupes, d’individus, d’idées, de modèles, de dispositifs) ou (...)  Lire la suite


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